La Clastre sur le web www.laclastre.com |
Au cours du temps, sa charpente est remployée, ainsi que sa couverture et le dallage de sol, pour une grande part en concrétions de l'aqueduc.
Quant au prieuré attenant, il sera lui aussi remployé. Construit avec de moins bons matériaux, il est totalement rasé, au point de disparaître sous les taillis. Notre premier travail fut de le redécouvrir.
Des questions
- D'abord les textes anciens.
L'actuel silence des textes ne peut que nous étonner.
Il n'est pas possible qu'un édifice religieux aussi ancien ne paraisse dans les textes qu'à partir de 1480.
Il est probable qu'une erreur de transcription soit la cause de ce silence.
Les prieurés de cette période historique avaient une fonction agricole au sein d'un domaine plus vaste. D'où la présence à vue d'oiseau de trois autres prieurés qui colonisaient la plaine: Saint Martin de Ferlières, Saint Christophe et Saint Caprais.
Seule une enquête approfondie sur les prieurés de notre région pourra rompre ce silence douteux.
- L'archéologie de son sous-sol.
La prospection de surface du site et de ses alentours ne nous donne que des signes ténus de la vie à la période gauloise et antique. Les fragments de poteries sont majoritairement du Moyen-Age ( poteries grises à profils du haut Moyen-Age et du XIIème siècle , puis premières poteries glaçurées du XIVème siècle).
Par contre, le cimetière est ancien par la facture de certaines de ses tombes,dites en bâtières, et de ses coffres. De plus nous avons observé un empilement de ces tombes sur quatre niveaux, signalant par ce fait l'ancienneté très probable de son utilisation.
L'un des sondages géologiques, que nous avons pratiqué en 1998, nous signale la présence d'un coffre sous la fondation, à 1.85 mètre de la surface actuelle.
La seule chose que nous pouvons avancer est que ce site n'est pas intallé sur les vestiges d'une villa antique, comme c'est le cas pour deux des prieurés voisins.
|